Dear Esther : un jeu très spécial

Dear Esther est un jeu d’ “aventureindépendant à la première personne édité et développé par The Chinese Room sortit le 14 février 2012.

Impossible de classer ce jeu car il ne rentre dans aucune case. Dear Esther est un jeu d’un nouveau genre que je qualifierai de “jeu narratif/d’exploration” . Je l’ai découvert sur Steam grâce à quelques Twittos que je remercie encore. Ils m’ont aiguillé sur le Humble Indie Bundle (opération qui consiste à acheter un pack de jeux à prix modique en un temps limité).
Et cette semaine là, Dear Esther faisait partie du package (oh yeaaaaah !!) !

Une ambiance captivante

Étrangement, Dear Esther me fait rapidement penser au jeu l’Amerzone (d’après mes souvenirs, il fallait aussi plus ou moins reconstituer une histoire). Tout commence sur une île. Devant nous se trouve un phare abandonné (qui m’a fait un peu flipper, je l’avoue). Le narrateur nous raconte des brides d’histoires qui n’ont rien à voir les unes avec les autres. Tout est métaphorique, c’est une sorte de puzzle à reconstituer. Je pense qu’il faut faire plusieurs parties pour comprendre réellement l’histoire. D’après ce que j’ai vu sur le Net, les morceaux d’histoire racontées ne sont pas toujours les mêmes d’une partie à une autre. Ça rend le jeu totalement atypique. D’ailleurs, je vais vous faire une confidence : je prends en photo tout les textes que raconte le narrateur (vive les sous-titre) !

Un nouveau genre de jeu vidéo ?

Le but du jeu est donc d’explorer cette île si mystérieuse, c’est la seule manière de débloquer des brides d’histoire. Nous ne pouvons que marcher. Impossible de courir, sauter ou enjamber le décor, ce qui est bien dommage. Le gameplay est très linéaire, mais j’ai envie de dire “tant mieux !” sinon on passerai des heures à se perdre dans des endroits inutiles qui ne déclencheraient aucuns moments de l’histoire. Pratiquement aucune perte de temps sont à déplorer ! Oui, tout ça est effectivement très limité, mais Dear Esther a vraiment un univers particulier.

Une bande-son magique

Magnifique transition : qui dit univers particulier dit musique ! Je suis sous le charme. Il n’y a pas de musique la plupart du temps, sans doute pour favoriser notre immersion dans le jeu. Mais quand il y en a … Whaou ! Tristesse, mélancolie, mystère et même parfois douleur sont les mots qui définissent le mieux, à mon sens, la bande son de Dear Esther. Je ressens vraiment ces émotions lorsque je les écoute, chose que je fais en ce moment d’ailleurs, en écrivant l’article. C’est tout simplement magnifique. Les sons sont aussi très réalistes (vagues, vent, grincement, … etc). A un moment, j’ai même cru qu’il y avait vraiment de l’orage (ouiii bon, j’avais les écouteurs) !

Petite histoire, mais grande énigme

Comptez environ une durée de vie de deux heures de jeu. Vous allez me dire : “QUOOOOI ???”, mais comme je l’ai dit plus haut, il faut recommencer l’histoire plusieurs fois pour se faire un véritable avis. Il y a tellement de possibilité de décryptage… Surtout que le jeu est truffé de métaphore. L’île fait entièrement partie de l’intrigue, il faut bien l’observer. Des phrases sont peintes un peu partout, il faut en tenir compte et essayer de faire le lien.
L’histoire se déroule en quatre chapitres durant environ une vingtaine de minutes chacun, si on prend bien son temps. Attention : si vous ne finissez pas une première fois le jeu en entier, vous serez obligé de tout recommencer ! Oui, c’est du vécu…

Conclusion

Dear Esther est un jeu qui vous fera travailler l’esprit ! Je me demande toujours quelle est la morale de l’histoire. Inutile de vous dire que je vais y rejouer d’ici peu. Amateur d’histoire compliquée complètement “what the fuck” , je vous invite à y jouer ! Il en vaut vraiment le détour. Il y a un fort potentiel concernant les jeux narratifs/d’exploration.

1 comment

  • Skaradams

    Ça fait un moment que ce jeu m’intrigue. Maintenant que je l’ai j’attends d’avoir un moment bien calme où je pourrai apprécier l’ambiance et l’histoire dans de bonnes conditions. En tout cas je suis généralement très sensible aux ambiances sonores donc j’avoue que tu as un peu piqué ma curiosité sur le coup.

    Je tweeterai mes impressions, au pire 😉

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *