Intestins irritables : cet étrange syndrome un peu relou

Vous avez certainement déjà lu certains de mes tweets à ce sujet en mode énervé, du genre : “je vous envie tellement, vous qui n’avez pas de problèmes intestinaux !“. J’en parle peu, mais j’ai décidé aujourd’hui d’écrire sur ce syndrome. Je suis atteinte du syndrome des intestins irritables (ou colopathie fonctionnelle) depuis 6 ans.

Je vais uniquement parler de mon cas dans cet article, n’en faite aucunement une généralité. Les personnes atteintes de ce syndrome n’ont pas toutes les mêmes symptômes, ni le même degrés de douleurs, ni la même fréquence de crise.

Je me rappelle à l’époque avoir passé plusieurs examens (dont une coloscopie, c’est pas douloureux mais grave gênant) et tests (éliminer le lactose puis le gluten, noter tout ce que je mangeais pour déceler les aliments que je n’arrivais pas à digérer correctement). Les résultats n’indiquaient rien du tout. Tant mieux, vous allez me dire, mais je n’allais vraiment pas bien à l’époque, c’était hard. J’avais BESOIN de savoir ce qui n’allait pas, je voulais un diagnostic, des mots sur ces symptômes invivables. À peine le pied parterre que j’avais des nausées, le tournis, crises de diarrhée, … J’avais perdu 10 kilos en 2 mois car je ne mangeais quasiment plus (peur d’être malade, c’était un cercle vicieux). Heureusement, et je touche du bois, cette période est loin derrière moi. Inutile de vous dire que j’ai repris ces 10 kilos depuis, même plus avec l’arrêt du tabac (et je préfère largement ça) !

Définition

Le syndrome des intestins irritables, ou colopathie fonctionnelle, est un trouble du fonctionnement de l’intestin causé par la fatigue, le stress, un changement dans notre quotidien, … 5% de la population française serait touchée, surtout les femmes selon amelie-santé. C’est sans gravité, mais gênant selon les symptômes et leur fréquence (douleurs abdominales, inconfort, transit perturbé, diarrhée, constipation, nausée, vomissement, ballonnement, flatulences, inflammation, …). C’est que d’l’amour !

Auto-diagnostic ?

Et oui, c’était pas connu comme maintenant il y a 6 ans. Quelques articles sur le symptôme des intestins irritables étaient tout de même trouvables sur le net. Je me suis directement reconnue là-dedans. Par contre je ne comprenais pas un des facteurs de ce syndrome : le stress. Moi, stressé ? What the fuck ? C’était pas du tout moi, et pourtant… Ça me rappelle quand j’étais petite, j’étais très souvent constipée (au point de noter mes selles sur un calendrier punaise), surement à cause du stress (stressée de la vie bonjouuuur). J’suis passée d’un transit trop lent à trop rapide… Intéressant comme grow up (vaut mieux en rire, hein ?).

J’en ai donc parlé à mon médecin traitant qui m’a répondu un truc du genre “ah oui, c’est une possibilité !“. Pas très convaincant l’toubib mais j’avais enfin un diagnostic. C’est ainsi qu’à commencé l’étape de l’apprivoisement de la colopathie fonctionnelle. Il fallait que je détermine ce que je pouvais manger sans avoir de crise, à quelle fréquence, voire bannir certains aliments. Aujourd’hui je mange de tout, mais il faut tout de même que je fasse attention.

Ce que ça a changé

On dit que les intestins sont notre deuxième cerveau : c’est pas faux. Ils me rappellent constamment mes états émotionnels. Le syndrome des intestins irritables a changé pas mal de choses dans ma vie, notamment :

  • repas trop riches : crise le soir même, pendant la nuit ou le lendemain.
  • crises d’aérophagie : hyper gênant, je reste chez moi si possible. Ça prévient pas, ça arrive en mode “surprise motherfucker !“. Ne surtout pas se retenir, ce serait source de douleurs et d’inconfort extrême.
  • événement stressant (entretien, examen, …) : crise dès le réveil. Je ne mange pas avant d’avoir passé ce moment stressant. Ça arrive à tout le monde, mais les colopathes subissent en général ce stress plus intensément.
  • menstruation : c’est la dèche. Mes symptômes pré-menstruels me stressent car je sais que je vais souffrir. C’était pas comme ça avant… Mal au ventre en urinant, avant d’aller à la selle ou avant de dégazer : c’est pas humain punaise, j’peux même pas péter tranquillou wesh \o/ !
  • le froid (attention, anecdote de ouf) : l’autre jour j’suis restée un peu trop longtemps dans mon bain, mon ventre n’a pas kiffé car je commençais à avoir froid.

Des médicaments contre tout ça ?

Oui et non. J’en ai eu plusieurs au début, mais j’ai arrêté de les prendre. Ils avaient surtout un effet apaisant :C’est bon j’ai pris mes médocs, ça va aller“. Pfff, que nenni !! Je ne voulais pas que mes intestins et moi-même devenions dépendants de ces médocs (antispasmodiques et tout le toutim). Le seul que je continue à prendre, notamment lorsqu’un lourd repas m’attend est du charbon actif, un désintoxiquant, régulateur de transit. Ça ne marche pas toujours, mais ça réduit la future crise.

Mots de la fin

Malgré tout ce que j’ai écris ci-dessus, j’ai de la chance : j’ai peu de maux de ventre, même pendant mes crises. Et le plus important : j’arrive à vivre normalement ! Alors oui, je gueule parce que sur le coup j’en ai marre, mais je n’ai pas à me plaindre. Il suffit de connaître son corps et de respecter ses exigences. Merci de votre visite sur ce blog, et merci d’avoir lu cet article qui compte pour moi. Ça fait du bien d’en parler, je me sens parfois seule car personne de mon entourage, à part Monsieur forcément, ne connait le syndrome des intestins irritables. On ne se sent pas toujours compris malheureusement.

 

N’hésitez pas à témoigner si vous vous reconnaissez dans ce “témoignage”, je me sentirai moins seule, haha. Faites péter les conseils ! On ne sait jamais, ils pourraient être d’une grande utilité à une personne qui passera ici par hasard.

1 comment

  • MrSolidus

    Hello,
    Je me reconnais un peu dans cet article moi aussi, je sais ce que ça fait d’avoir des soucis de santé du même genre… Comme tu le dis, il suffit de connaître son corps et ses exigences !

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