Les paons : pourquoi je les aime tant ?

J’ai énormément parlé des hiboux et des chouettes dans un précédent article, laissons maintenant la place aux paons ! Qu’est-ce qu’ils sont BEAUX… J’adore leurs couleurs. Et leur plume, ohlalaaaa, c’est hypnotisant ! Je parle principalement des mâles dans cet article, qui sont les seuls à faire la “roue” . Leurs couleurs attrayantes servent à faire la cour à ces dames. Pour info, la femelle est une paonne (prononcer « panne ») et son petit est un paonneau (prononcer « panneau »). Étrange…

Les différentes espèces

Sachez d’abord que les paons sont originaires d’Asie. Ils font partie de la famille des pintades (c’est moins sexy d’un coup…) et des faisans (ah !). Ils ont des aigrettes (ensemble de plumes dressées sur la tête), tout comme les hiboux. Leurs plumes possèdent ce que l’on appelle des ocelles : ce sont des “taches” arrondies en forme d’œil. La traîne de plume des mâles peut atteindre 1m50 de longueur !

paon bleu

Photo prise au zoo de la Barben – paon bleu

Commençons avec le paon bleu, le plus commun des paons. Des milliers d’années plus tard apparait le paon spicifère (plus vert que bleu). Il a divergé de la première espèce on ne sait trop comment et est une espèce menacée (moins de 10 000 individus sur la planète). Les mutations récessives de paons bleus ont crée le paon blanc. Sa couleur est due à l’absence de mélanine, à ne pas confondre avec l’albinisme. Le paon nigripenne (taux de mélanine plus élevé que la moyenne) est une mutation peu courante. A contrario, la femelle nigripenne est très claire. Pour finir, il y a également le paon tacheté (de blanc), issu de croisements de mutations citées précédemment. Dans la catégorie hors norme je vous prie d’accueillir le paon du Congo (espèce vulnérable). Il regroupe les caractéristiques du paon et des pintades mais sorry, tu n’es pas aussi beaux qu’eux !

Instant mythologie

Le paon était l’animal préféré de la déesse Héra. Selon les croyances, les ocelles des paons auraient été placés par elle pour rendre hommage à Argos, son fidèle gardien au cent yeux. Une cinquantaine d’entre eux étaient toujours éveillés tant dis que les cinquante autres dormaient. Ainsi, personne ne pouvait tromper la vigilance du gardien. Héra l’aurait engagé pour espionner Io, une nymphe qu’elle jalousait et que Zeus, mari d’Héra, courtisait. Cette dernière transforma Io en vache et la confia à Argos. Se rendant compte de cela, Zeus demanda à Hermès d’aller tuer le gardien et de délivrer la nymphe. Après sa mort, Héra voulu rendre hommage à Argos. Voilà pour la légende du paon… C’est pas ouf mais elle est tout de même sympa.

paon blanc

Paon blanc – zoo de la barben

Quelques anecdotes

– Les romains en faisaient des élevages.

– On pensait au Moyen-Age que la viande de paon rendait immortel car elle ne pourrissait pas (mouaiiiiis). C’était une nourriture très prisée jusqu’au XVIIIème siècle.

– Au Moyen-Orient, le paon est présent de chaque côté de l’arbre de vie. Là-bas, il symbolise l’incorruptibilité de l’âme et la dualité psychique de l’homme (la classe).

– Le drapeau de la Ligue nationale pour la démocratie birmane de Aung San Suu Kyi est de couleur rouge avec une étoile blanche et un paon jaune.

– le paon est vénéré en Inde et est étroitement associé à la fertilité. Sa danse symbolise le réveil de la nature et l’approche de la mousson.

Le mot de la fin

Pour finir, je dirais qu’il n’y a ni légendes de folie, ni anecdotes croustillantes sur les paons. Leur beauté fait à elle seule son mythe. C’est l’Homme qui a suscité tout ça et tant mieux ! Quand je vois une image de paon, je ne peux m’empêcher d’être hypnotisée par ses couleurs chatoyantes. Quand j’en vois un en liberté, vous me perdez : je le suivrai jusqu’à avoir le plus beau cliché ! Cet oiseau à beaucoup de prestance, surtout quand il se la pète en faisant la roue.

Un souvenir d’enfance me revient : un ami de mes parents possédait un paon en liberté dans son jardin qui faisait très souvent la roue. Quand j’y repense, je me dis qu’il avait de la chance d’en posséder un ! A sa place, j’aurai eu du mal à lâcher mon regard de ce bel oiseaux mystique.

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